Originaire de l’ouest du Texas, Randall King, auteur compositeur interprète s’est construit modestement, avec une éthique de travail assumée, et des influences de légendes de la Country Classique.

 

Issu de la quatrième génération de conducteurs d’engins agricoles, Randall King puise les textes de ses chansons dans ses racines familiales et l’héritage culturel du sud profond.

 

Randall King a grandi aux rythmes et harmonies des voix de la country classique de Keith Whitley, George Strait et Alan Jackson, entre autres, ce qui l’a aidé à créer son style musical que d’aucuns définissent comme néo-traditionaliste. Mark Nestler, célèbre auteur compositeur dit de lui : «Randall King est au cœur de la country music, mais en plus, il y apporte son style tout à fait personnel.».

 

«Tout petit je n’avais qu’une envie : chanter. Impossible de me faire taire. Un jour mon père m’a engueulé parce que je ne m’arrêtais pas de chanter. Il m’a dit : «Fiston, on aime bien t’écouter chanter, mais essaye de te taire une minute et d’écouter les chansons.». Et j’ai dit : «OK.». Plus tard, après avoir bien écouté ce conseil, il a dit à ma mère : «S’il n’arrive pas à se taire, on a qu’à lui acheter une guitare, et lui faire prendre des cours.» Et c’est ce que mon père a fait. J’ai eu ma première guitare à 7 ans.».

Randall prit très vite des cours à la Western Swing Music Society avec le réputé, Rick Sudduth, autrefois victime d’un terrible accident à l’usine d’égrenage du coton où il avait été employé, lui broyant le majeur et l’annulaire. Comme il lui était impossible d’enseigner en montrant le placement des doigts, il utilisait des dessins. C’est ainsi que grâce à la détermination de son professeur Randall a continué de poursuivre une carrière de musicien.

Etudiant à l’Université Texas Tech de Lubbock, diplômé en sciences économiques et en musicologie, Randall King apprend très vite que pour réussir il faut travailler sa passion. «Quand je discutais avec les gens, ils me disaient : «Si tu commences à la fac à étudier des matières optionnelles, il faut que tu les considères comme principales et obligatoires et réussir. Sinon tout cela sera du temps perdu.» J’ai obtenu ma licence en économie et un DEUG en musicologie et après un an et demi je me suis dit : «C’est bon». Et j’ai décidé de me spécialiser en musique.».

Très vite, il quitte la Tech Université pour s’inscrire à la fac de South Plains, une des écoles les plus réputées pour former des ingénieurs du son. Son premier album qu’il a écrit et produit pratiquement tout seul est l’héritage de tout ce travail fait pendant ses études.

«C’est vraiment stressant de produire son propre album, parce qu’il y a tellement de choses à garder à l’esprit et à considérer quand on entre en studio. En tant qu’artiste on veut s’exprimer, tout lâcher, être créatif et si on n’y prend gare, on devient très vite trop superficiel et l’on s’éloigne de ses objectifs initiaux. Il faut donc garder l’esprit ouvert mais aussi rester fidèle à ce que l’on veut faire. Alors que quand on a un producteur qui vous dit quoi faire, c’est complètement différent. Il faut donc que je fasse très attention et que je ne me disperse pas.». Voilà ce que pense Randall du fait d’être son propre producteur.

Auteur mais aussi producteur, Randall a la capacité de passer en un clin d’œil d’une ballade à une chanson très rythmée.

Randall King considère “Tuggin’ on my Heart Strings” qu’il a co-écrit avec Anthony Smith (auteur de “Run” et “Cowboys Like Us” - enregistrés par George Strait-), et qu’il interprète sur son nouvel album, comme un excellent exemple de sa personnalité. Avec cette chanson, il dit : «On a écrit un texte plus humoristique et amusant, alors que les autres chansons ont plus de profondeur.».

“A Reason to Quit” en est un bon exemple. «Ma grand-mère adore cette chanson. Elle en aime le thème et ce qu’elle représente. Elle a été mariée avec mon grand-père pendant 65 ans. Ils se sont aimés et ont vécu ensemble toute leur vie. Quand mon grand-père est décédé il y a trois mois, elle m’a demandé de la chanter à son enterrement. Je me suis installé à côté du cercueil et j’ai chanté pour lui. Ce fut très dur. Cela m’est toujours très difficile de la chanter à cause de ce qu’elle représente. Elle ne traite pas vraiment de mes grands-parents mais elle leur colle parfaitement.».

Avec cette musique enracinée dans la tradition et des textes qui dégage tant d’honnêteté, de conviction et d’authenticité, Randall est en harmonie avec ses fans à tous les niveaux de l’émotion. «Randall King a une voix digne des grands classiques, et en tant qu’auteur il a des choses à dire, que ce soit quelque chose qui va droit au cœur ou quelque chose de simple et d’amusant qui vous donne envie de sortir vous éclater. C’est un super gars.» dit de lui Anthony Smith, auteur-compositeur titulaire de multiples récompenses.

Sûr qu’avec le titre “Another Bullet” il a quelque chose à dire. Considéré par tous comme le dernier vrai Texas Cowboy quand il est décédé en 1989, Tom Blasingame, qui a inspiré Randall pour la chanson “Another Bullet” a travaillé au Goodnight Ranch à Amarillo, Texas, là où Randall a obtenu son baccalauréat. Né en 1898, Tom a vu et vécu les changements de notre monde moderne mais a su rester fidèle à la façon de vivre des simples cowboys.

“The Problem” premier simple du EP de Randall aborde un thème beaucoup plus léger (l’amour), et a grimpé jusqu’à la 17ème place de la Texas Music Chart.

Alors que la majorité des groupes country se compose de guitares, basse, batterie et violons, Randall ajoute à ses concerts les plaintes langoureuses d’une steel, instrument originel de la musique country. Il s’est récemment produit avec Lee Brice, William Michael Morgan, Tracy Byrd, Cody Johnson, Robert Earl Keen entre autres.

Randal King est un interprète et compositeur ancré dans la tradition. «Il y a des tas de gens qui vous diront qu’il faut que la vraie musique country revienne et que pour cela il faut que les radios la diffusent largement. Moi, je veux laisser mon empreinte en tant qu’artiste avec ce disque. Je veux être moi et me faire connaître partout. Pas en vendant mais en étant moi-même. Tout simplement COUNTRY.».

 

En 2018, il se produira, après Equiblues en 2017, au festival country d’Evreux, Sur le Sentier de la country.

 

Traduction : Georges Carrier

AEP le Sentier

12, rue Léo Lagrange

27180 Saint Sébastien de Morsent

Tél. : 02 32 38 25 65

 aeplesentier@orange.fr